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D1 - Marie SCHEPERS : « On ne pense qu’à ça ! »

21 janvier 2012 - 03:04

Les Nordistes se déplacent ce week-end à Soyaux avec un objectif clair : la victoire et le maintien à tout prix.

 footofeminin


Marie, la victoire contre Vendenheim (4-2) dimanche dernier a dû vous redonner le sourire. 
Elle nous a déjà donné un peu de confiance Et nous a surtout permis de nous relancer dans la course au maintien. En cas de défaite, le championnat n’aurait pas été plié mais ça aurait été difficile dans les têtes. Et puis d’un point de vue comptable, il y aurait encore plus d’écart qu’aujourd’hui (quatre points de retard sur le premier non-relégable, Guingamp). 

Comment se sent le groupe aujourd’hui, il ne pense qu’au maintien ? 
Oui, on ne pense qu’à ça (rires). Dans les têtes, on est aussi plus confiante et on a un groupe beaucoup plus soudé qu’avant. Ce succès contre Vendenheim a vraiment remotivé tout le monde.

"L’équipe qui perdra repartira dans le trou"

Comment abordez-vous ce match à Soyaux qui abattra sans doute l’une de ses dernières cartes pour le maintien? 
Il est certain que l’équipe qui perdra repartira dans le trou et si on perd ce match, la victoire contre Vendenheim n’aura servi à rien et on resterait dans la zone rouge. C’est un match à quinze points, celui qui gagne se relancera sinon… 

Sur quoi ça va se jouer ? 
Ça va être un tout, il faudra être au top mentalement mais aussi efficace, et être concentré. Il va aussi falloir s’engager à 200% dans les duels et ne rien lâcher jusqu’au bout. 

Quel est votre sentiment sur le recrutement hivernal de Soyaux ? 
On ne sait pas trop à quoi s’attendre, on ne connait pas le niveau de ces joueuses étrangères. On est un peu dans le flou, ça ne nous fait pas douter mais on se pose des questions. On se méfie d’autant plus car on sait qu’on va être attendu là-bas. On fait profil bas. 

Il y a un sentiment de revanche par rapport au match aller (Soyaux s’était imposé 4-0 à Hénin) ? 
Bien sûr que l’on a une revanche à prendre parce qu’on était dans notre période catastrophique. En plus le 4-0 était sévère, on n’avait pas fait une mauvaise prestation mais on était encore très fragile. Forcément il y a une revanche à prendre ce week-end. 

"Pauline Crammer est remotivée"

(photo P. Dijkmans/vrouwenteam.be)
(photo P. Dijkmans/vrouwenteam.be)
Vous allez peut-être longtemps regretter ce début de saison catastrophique. Que s’est-il vraiment passé ? 
On a eu beaucoup de blessées dès le début de saison. On a aussi un groupe jeune et on a eu tendance à baisser trop vite les bras. Et puis après tout s’enchaine, une spirale négative s’installe et on n’arrive pas à s’en sortir. Le groupe n’était pas désuni mais c’est parce qu’il nous est arrivé beaucoup de galères que la mayonnaise a eu du mal à prendre. Il y a aussi eu un nouveau coach avec de nouvelles méthodes d’entrainement auxquelles il fallait s’adapter. On a enregistré beaucoup de départs mais le potentiel est là, on a un groupe de qualité. Au final, je pense qu’on avait surtout un problème de confiance. 

Le retour en forme de Pauline Crammer (2 buts contre Vendenheim) peut vous aider ?
 
Oui elle est revenue dans l’état d’esprit du groupe, elle s’est remotivée et est avec nous à 200%. Elle se sent à nouveau concernée, on l’a retrouvé. J’espère que ce week-end, elle continuera ce qu’elle a fait lors de ces deux derniers matches. 

Vous l’aviez perdu ? 
On l’avait totalement perdu. Elle était au club mais c’était une situation compliquée. Elle jouait des matches mais elle n’avait pas envie, elle n’était pas concernée. Elle a donc été mise de côté et a joué pendant un certain temps avec l’équipe B. Et puis avec les blessées, elle a réintégré le groupe. Aujourd’hui, elle a fait ses preuves et mérite amplement sa place. 

Vous avez toujours connu la D1 avec Hénin, une descente en D2 serait terrible pour le club. 
Oui ce serait terrible. En tout cas, on fait tout ici pour ne pas descendre ca je me suis vraiment attachée à ce club, je n’ai pas envie de le quitter. J’ai vraiment envie que l’on s’en sorte parce qu’il y a beaucoup de choses à faire. Même pour la ville, la région, ce sont des choses auxquelles on s’attache et ça ferait mal à tout le monde d’être rétrogradé. 

Recueilli par Thibault Simonnet

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